La Ville a acquis l’ancienne plateforme ferrée qui jouxte la gare de Villeurbanne, reconvertie il y a cinq ans en station de tramway (T3). Initiant la nouvelle image d’un quartier en pleine mutation, l’aménagement de cette promenade doit créer un nouvel espace vert dans un secteur qui en manque. Situé le long de la ligne LEA/ Rhône Express (20 000 passagers/ jour), il a également une vocation de “vitrine” pour la ville. Voulu initialement comme un “écoparc”, ce projet est le fruit d’une longue concertation, et doit s’incrire dans une orientation éco-citoyenne.
Projet
Le site est déjà un jardin : la friche ferroviaire a pris plusieurs années d’avance et la végétation pionnière est installée, en perpétuelle évolution. Mais les terrains sont pollués et nécessiteraient d’être confinés par une couche de protection étanche posée sur l’ensemble du site. Entre la fascination pour le statu quo et la nécessité d’une tabula rasa, le projet tente d’inventer une troisième voie. La dépollution est envisagée à partir de l’existant dans une démarche inventive et empirique : conservation des dalles, sur-ceusement pour retrouver les sols sains, ados plantés, mises en défend, conservation de certaines structures végétales, parcelles expérimentales de phyto-extraction... Le jardin est structuré autour d’une promenade principale à vocation piétonne qui double la piste cyclable. Une organisation transversale permet de travailler en coulisses et de multiplier les milieux : boisé, ouvert, humide... La scénographie se concentre dans une bande jardinée séquencée, en vitrine le long du tramway.





